mercredi 24 mai 2017

Laetitia COLOMBANI - La tresse

Grasset - 18 € - 224 p. - 10 mai 2017

Ma critique :


3 destins de femmes. 3 femmes d'âges différents et de cultures différentes. 3 vies différentes.
Smita veut permettre à sa fille d'échapper à sa condition en Inde
Giulia travaille pour l'entreprise de son père en Sicile.
Sarah est avocate à Montréal.

On suit leur parcours tour à tour, un chapitre chacune. 
Mais chacune voit son monde vaciller. Et l'on est témoin de leur courage pour affronter les changements qui vont résulter de ce vacillement.

On s'attache à chacune des ces trois femmes. Malgré leurs différences, elles ont en commun une force que chacun peut trouver en soi.

C'est une belle histoire de vie, une belle histoire de destins qui changent de chemin, un roman lumineux et plein d'espoir que je vous recommande sans crainte.

Ma note : 17/20

Mots clefs : Femme - Destin - Contemporain

samedi 13 mai 2017

Anne-Fleur MULTON (DIGLEE aux illustrations) - Viser la lune

Poulpe Fictions - 9€95 - 168 p. - 4 mai 2017

Ma critique : 
Alerte Coup de Coeur !

Pour un roman jeunesse, oui oui !
Qui m'a fait me coucher une heure plus tard en semaine car je voulais en connaître la fin.

Viser la lune est le premier roman du nouveau label éditorial Poulpe fictions.

Il nous est raconté par Aliénor alias Ali, jeune fille de 13 ans, passionnée d'astronomie et de science vivant en Guyane.
Aliénor rencontre par hasard sur internet Azza qui vit à Lyon, Itaï qui vit en Nouvelle Calédonie et Maria qui vit à Montréal. Et là, c'est le coup de foudre amical. Ces quatre filles se retrouvent régulièrement en ligne, malgré le décalage horaire, pour se partager leurs joies, leurs peines, leurs rigolades et leur quotidien. Jusqu'au jour où elles décident de lancer leur chaîne YouTube pour parler de leurs passions respectives.

Ce roman est une pépite. Il contient tout : de l'amitié, de la joie, de l'entraide et j'en passe. Il nous montre quatre filles géniales, avec chacune leurs caractères et leurs particularités.
C'est un livre moderne et actuel, une ode aux amitiés virtuelles mais aussi une ode à la différence. 
Et c'est aussi un livre qui vous montre sans exagération aucune que les passions des jeunes filles sont les mêmes que celles des jeunes hommes.
Dans ce livre, on aborde tout un tas de sujets différents et de préoccupations d'ados et pré-ados sans que cela fasse too much. Tout est juste et bien amené. 

Franchement, c'est un sans-faute.

Un condensé d'émotions dans 168 pages de fraîcheur. J'ai tellement hâte de lire la suite de leurs aventures.

Je pense que ce livre peut plaire à tous, dès que les enfants et pré-ados ont mis le nez sur Skype ou sur YouTube. 
A savoir qu'il est le 1er tome d'une série nommée "Allo Sorcières"


Ma note : 20/20

Mots clefs : Amitié - Correspondances - Francophonie - Geek - Egalité

lundi 24 avril 2017

JP DELANEY - La fille d'avant

Mazarine - 21€90 - 430 p. - Mars 2017

Ma critique :
Un roman qui commence à faire parler et à raison !

Dans ce thriller psychologique, on suit deux femmes : Emma, avant. Et Jane, maintenant.
Toutes deux ont en commun d'avoir emménagé dans un appartement un peu spécial dont l'architecte a des exigences particulières en matière de locataire. Le deal est simple : il loue un bel appartement minimaliste pas trop cher, et les locataires doivent correspondre à un type précis. Pour cela, avant d'être acceptés, ils doivent remplir un long questionnaire plutôt intrusif.

Sauf que, Jane, commence à être intriguée par la fin mystérieuse qu'a connue Emma, la locataire précédente.

Déjà, j'ai adoré la construction du roman : alterner entre la vie de chacune des deux filles, celle d'avant, celle du présent, afin de comprendre ce qu'il s'est passé, et de se demander si pour l'autre, il se passera aussi quelque chose.
De plus, entre chaque chapitre nous est délivrée une des questions du questionnaire qu'ont rempli préalablement les locataires.
Ensuite, j'ai beaucoup aimé l'ambiance du roman. Par l'appartement dont il est question et par le personnage d'Edouard Monkford, l'architecte, on entre dans le roman comme dans un lieu aseptisé. Edouard Monkford est un personnage spécial, sûr de lui, froid, très perfectionniste. Il n'est pas attachant mais il est intriguant. Son mode de vie, sans encombrement, donne presque envie. Presque.
L'ambiance est renforcée par les questions inter-chapitre et par les descriptions de l'appartement, du système d'exploitation qui gère toutes les interactions électriques et logistiques.

Un roman comme j'aime, où on s’intéresse à la psychologie de personnages un peu particuliers, avec une construction tout aussi particulière qui nous plonge dedans. On veut poursuivre la lecture, s'avoir ce qu'il s'est passé et ce qu'il va se passer. 

Si comme moi vous aimez les thrillers psychologiques simples à lire mais addictif, allez-y !

Ma note : 18/20


Mots clefs : Thriller psychologique - Minimalisme - Architecture

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mercredi 12 avril 2017

Pierre JOURDE - Winter is coming

Galliamrd - 15 € - 160 p. - 9 mars 2017

Ma critique :
Winter is coming, c'est le titre d'un morceau de Kid Atlaas. 
Kid Atlaas est le pseudo d'un fils de Pierre Jourde, Gabriel.
En 2014, Gabriel est décédé à 20 ans d'une maladie que l'on ne peut qualifier de "longue" car elle n'a duré "que" 11 mois. 11 mois quand on se rend compte qu'on perd son fils, c'est court. Quand on sait qu'il souffre c'est long. Mais ce ne sont que 11 mois.
Winter is coming est un titre très à propos, car l'hiver est venu sur Gabriel et pour Pierre Jourde et leur famille.
Winter is coming, celui du père, Pierre Jourde, est le récit des 11 mois précédent la mort de Gabriel.

S'il m'est impossible de juger ce livre, de le conseiller et le sur-conseiller, je peux vous dire qu'il est d'une profonde justesse, celle que confère la réalité, le témoignage ; et d'une grande qualité littéraire venue, cette fois, de son auteur, qui était déjà écrivain, critique et prof avant la rédaction de ce récit très personnel. 
Je peux vous dire aussi que j'ai grandement apprécié ma lecture, bien qu'elle fut douloureuse. Cette souffrance, ça reste la vie. La manière dont elle est racontée ne rend pas notre lecture malsaine, ce n'est pas un acte de voyeurisme, c'est la vie et la littérature.

Gabriel était un artiste. Gabriel était jeune. Gabriel était aimé. Gabriel n'est plus.
Pierre Jourde raconte la douleur. Pierre Jourde raconte l'espoir, vain. Pierre Jourde raconte une parcelle de sa vie. Mais surtout, Pierre Jourde raconte bien et juste.

On ne peut pas rester indifférent face à cette lecture.


dimanche 26 mars 2017

Ami POLONSKY - Le Secret de Grayson

Albin Michel "litt'" - 15€90 - 336 p. - Août 2016

Ma critique :

Grayson est un jeune collégien orphelin qui vit chez son oncle et sa tante. Ce que ne savent ni sa famille, ni ses camarades, c'est que Grayson n'est pas un garçon. Grayson est une fille, et il tentera de se faire accepter comme telle par le biais d'une pièce de théâtre.

J'avais très envie de lire ce livre pour la thématique qu'il traite, tout en ayant un peu peur de la manière dont elle allait être traitée.
Au final, ce n'est pas tant le traitement qui m'a gêné, bien qu'il n'échappe pas aux clichés, mais plutôt tous les malheurs qui accablent Grayson. A croire qu'une personne avec une vie lambda ne peut pas s'identifier à l'autre genre, non, il faut qu'en plus de cela, Grayson ait tous les malheurs du monde : il est orphelin, vit avec un cousin odieux, sympathise avec une fille méchante. Il faut forcément qu'il parte de loin pour arriver à la lumière.
Mais eh, oh, on peut avoir une vie lambda, et "conventionnelle", et s'identifier dans le genre opposé à celui qu'on nous a assigné à la naissance.
Voilà le bémol pour moi : forcément aller au drame. 
Après, heureusement, les choses évoluent pour Grayson. je ne vous en dis pas plus et vous laisse découvrir son histoire par vous même.

Au niveau du style, c'est un livre que j'ai mis "assez longtemps" à lire. Le style ne m'a pas captivée, je pense que l’enchaînement de malheurs et la narration plaintive ont engendré des passages longuets. Dommage.

Encore une fois, j'apprécie de voir le transgendérisme et les transidentités abordés en littérature jeunesse, et rien que pour ça je vous encourage à le lire : c'est un petit pas vers l'acceptation que ce thème se répande en littérature jeunesse et ado en ce moment. 
Mais j'ai toujours une préférence pour La face cachée de Luna (maintenant : Cette fille c'était mon frère) qui est un roman très cher à mon cœur.

Ma note : 16/20

Mots Clefs : Transidentité - Différence - Genre - Théâtre

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samedi 25 mars 2017

Julie Ann Peters - La face cachée de Luna / Cette fille c'était mon frère

Milan - 13€90 -  379 p. - Avril 2016
Ancienne édition, épuisée





















En attendant une relecture pour une critique plus étoffée, je vous remets ici l'avis que j'avais rédigé en 2008 sur mon ancien blog...


Présentation de l'éditeur : Liam, le frère de Regan, ne supporte pas ce qu'il est. Ce qu'il est en apparence. Car tout comme la lune, sa véritable nature ne se révèle que la nuit, en cachette. Depuis des années, Liam " emprunte " les habits et le maquillage de Regan. Dans le secret de leurs chambres, Liam devient Luna. Le garçon devient fille. Un secret inavouable, chaque jour plus invivable. Pour la sœur, pour le frère, et pour Luna elle-même...

Mon court avis de l'époque : Ça c'est un bouquin que j'ai vraiment envie de conseiller, un de mes livres préférés. Une histoire touchante et attachante sur la rechercher de soi, de sa personnalité.

Citations : 
"Je serai toujours une poule mouillée, je suis tellement lâche, je me dégoûte d'avoir si peur de tout et de tout le monde, si peur que je n'aurai jamais de vie, ordinaire ou non."
"Parler de quoi ? ai-je demandé, en fouillant dans mon casier à la recherche de... je ne sais quoi. Un gilet de sauvetage ?" 

Ma note : 20/20 

vendredi 24 mars 2017

Marie PAVLENO - Je suis ton soleil

Flammarion - 17€50 - 462 p. - 8 mars 2017

Présentation de l'éditeur : Déborah démarre son année de terminale sans une paire de chaussures, rapport à Isidore le chien-clochard qui s'acharne à les dévorer. Mais ce n'est pas le pire, non. Le pire est-ce sa mère qui se met à découper frénétiquement des magazines ou son père au bras d'une inconnue aux longs cheveux bouclés? Le bac est en ligne de mire, et il va falloir de l'aide, des amis, du courage et beaucoup d'humour à Déborah pour percer les nuages, comme un soleil.

Ma critique : Il y a de ces romans, que l'on attend avec impatience, et qu'en même temps, on redoute de lire : la peur d'être déçu. Je suis ton soleil, pour moi, était de ceux-là.

Avec impatience, car j'avais déjà lu et aimé 2 romans de Marie Pavlenko. Car cette auteure est aussi, personnellement, quelqu'un qui m'a touchée par sa gentillesse, sans même l'avoir rencontrée.
Peur d'être déçue car : une couverture attrayante, une comm' assez poussée, de premiers articles de blog plus qu'élogieux.

Et le résultat est celui-ci : j'ai passé un très bon moment de lecture. J'ai souri, j'ai été touchée. Les personnages sont vrais, on pourrait les côtoyer au quotidien. 
Mais ce n'est pas un coup de coeur. Il m'a manqué un je-ne-sais-quoi, une petite étincelle de magie pour rendre ce roman "parfait", inoubliable.
Le roman a rempli mes attentes dans le sens où il m'a diverti, où j'avais vraiment plaisir à le retrouver le soir. Mais d'un autre côté, j'en attendais plus, la faute à ce que je vous ai confié plus haut.
En ce qui concerne l'intrigue, l'histoire en elle-même, elle est aussi réaliste que les personnages sont vraies : on n'y trouve plein de moments de vie, plus ou moins difficiles, que l'on connaîtra probablement un jour. Ce qui permet à l'auteur d'aborder 2/3 thèmes sensibles sans dramatiser. J'ai apprécié :)

Alors voilà, allez-y, comme moi, vous serez touchés et divertis. De mon côté, j'ai, pour plus tard, La fille-sortilège qui m'attend dans ma PAL :)


Ma note : 15/20


Mots clefs : Terminale - Amitié - Dépression - Parents/enfants - Séparation

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dimanche 5 mars 2017

Camille ANSEAUME - Ta façon d'être au monde

Pocket - 
Présentation de l'éditeur : Elles sont amies d’enfance. L’une est inquiète, rêveuse, introvertie ; l’autre est souriante, joyeuse, lumineuse. Ensemble, elles grandissent, découvrent la vie, l’amour. Jusqu’à ce qu’un drame bouleverse le monde qu’elles se sont bâti... Un roman poignant sur l’amitié, le deuil, et sur ce point de bascule irréversible qui sonne la fin de l’insouciance.

Ma vision des choses : Un roman que j'avais repéré dès sa sortie grand format pour le thème abordé : l'amitié. Faute de temps, je ne l'avais pas lu à ce moment-là. J'ai profité de sa sortie poche pour le lire.

Vous dire ce que j'en ai pensé... Oui, l'histoire c'est globalement ça. Sauf que.

Dès le départ, la narration est étonnante. Tour à tour à la deuxième personne du singulier lorsqu'on parle de l'une des deux filles, tour à tour à la troisième personne lorsqu'on parle de l'autre. Lectrice depuis longtemps de toute sorte d’œuvres, ça m'a plus d'une fois perdue. Laquelle est laquelle ? Surtout que  dans la deuxieme partie du livre, le "elle" devient "je"
Ensuite, je ne sais pas si c'est dû à ce style de narration, mais je ne me suis pas du tout attachée aux personnages. Si l'on regarde la construction, elles sont toutes deux racontées depuis leur plus tendre enfance. Et pourtant je n'ai rien su d'elle, l'auteur ne nous donne pas la possibilité de les connaître vraiment et de nous attacher à elles.

C'est une lecture qui est restée assez plaisante mais globalement très superficielle. Mention spéciale à la fin, que j'ai, elle, adorée. Sans ironie. Dommage qu'il ait fallu attendre la fin. Mais le roman aurait perdu tout son sens si cela s'était déroulé autrement...

A vous de voir.

Mots clefs : Amitié - Vie - Enfance
Ma note : 14/20

Sur le thème de l'amitié...
 D'après une histoire vraie  quatre filles et un jean  L'invitation

lundi 27 février 2017

Jean HEGLAND - Dans la forêt

Gallmeister - 23€50 - 300 p. - Janvier 2017
Ma critique : Après une pénurie, Eva et Nell, dix-huit et dix-sept ans, se retrouvent seules chez elles, dans leur maison au fond de la forêt et loin de tout. Alors qu'Eva avait des rêves de danse classique, Nell rêvait d'étudier. L'une continue tant bien que mal ses entraînements, pendant que l'autre nous livre leur quotidien qu'elle écrit dans un journal.

On pourrait penser à un roman post-apo ou une histoire de survie supplémentaire. Oui mais non. Je ne sais si c'est du fait que l'histoire nous soit contée par une jeune fille ou quoi, mais il y a quelque chose d'à part dans la lecture de ce livre.
Déjà, l'absence de mélodrame. Certes, la situation est difficile et tragique, mais ce n'est pas exagéré. On suit le quotidien des jeunes filles, leurs craintes et leurs espoirs, leurs tactiques et leurs manières de survivre pour tenir bon tant physiquement que moralement.

Pendant ces 300 pages, nous sommes avec elles dans les bois, nous compatissons et nous espérons. Car l'espoir persiste, l'espoir qu'une autre vie est possible, l'espoir que les choses se rétabliront. 
Cet espoir passe beaucoup par la relation des deux sœurs : elles s'entraident, s'aiment et se soutiennent. Bien sur il y a parfois des accrocs, des désaccords et des rancunes, engendrés par le fait d'être seules, impuissantes et renfermées l'une sur l'autre. Mais c'est grâce à cette relation, au fait qu'elles se serrent les coudes, que la vie est possible malgré tout.

Une vraie belle lecture bouleversante.

Mots clefs : Nature writing - Fraternité - Entraide - Solitude - Survie

Ma note : 17/20

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 Sukkwan Island

dimanche 26 février 2017

Gabriel KATZ - La maîtresse de Guerre

Pocket - 8€50 - 480 p. - Mars 2016 (2014)
Présentation de l'éditeur : À sa naissance, tout le village du Nordland était en deuil : l’enfant unique d’Horn, le maître d’armes, était une fille. 
Vingt ans plus tard, Kaelyn n’aspire qu’à marcher sur les traces de son père et devenir Maîtresse de guerre, la plus haute des distinctions. 
Armée de son courage, de son talent et de quelques rudiments d’escrime, elle prend la route du lointain sultanat d’Azman, terre barbare en proie aux cannibales. Mais ce n’est pas sur le champ de bataille que la belle et sensuelle Kaelyn va mener son combat, car de nombreux défis l’attendent avant qu’elle puisse se prétendre digne de porter l’épée…

Ma critique :
Des mois que Gabriel Katz est encensé sur la blogosphère et parmi ses lecteurs. Plusieurs de ses romans m'ont fait de l’œil. Et pourtant je n'avais pas encore pris le temps. Toujours la même rengaine "Trop de livres tentant, pas assez de temps".
Avec la sortie poche de La maîtresse de guerre, j'ai saisi l'occasion de rattraper mon erreur.

Ce qui m'a plu dans l'écriture de Gabriel Katz, c'est qu'il nous embarque de suite avec lui d'une plume vive et acérée. On est directement dans le vif du sujet et on en redemande.
Le récit est bien construit : Kaelyn est introduite par une présentation du milieu d'où elle vient et du contexte qui englobe le monde dans lequel on est. Monde qu'on découvre petit à petit, au fur et à mesure que Kaelyn y pose les yeux et y mène ses pas.

Pour ce qui est de l'histoire, tout y est : une intrigue menant à l'aventure, une possibilité entrouverte de romance et une héroïne hors du commun. Car Kaelyn est une héroïne complexe : elle est fougueuse, impétueuse, elle ose tout, mais est jeune et ne maîtrise pas encore tous les codes de la vie, de la société, et du monde de la guerre. C'est un roman résolument féministe à travers ce personnage : Kaelyn n'en fait pas trop, Kaelyn est juste. Avec ses forces et ses faiblesse.

J’ajouterai une mention spéciale au personnage d'Hadrian : il en impose par ses compétences mais reste mystérieux : on en sait très peu sur lui. Il garde ses distances avec Kaaelyn, mais cède parfois du terrain, comme une faiblesse qui se dévoilerait en de très rares occasions. C'est à la fois dommage d'en savoir si peu sur lui et à la fois une bonne chose car cela fait parti intégrante du personnage.

Enfin, j'ai vraiment apprécié le rythme haletant, fait de courts chapitres et de multiples rebondissements.

Vous l'aurez compris, j'espère, ce roman m'a emballée ! Ainsi, j'ai hâte d'avoir la possibilité de découvrir d'autres romans de l'auteur.

Ma note : 17/20

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lundi 13 février 2017

Rachel HAWKINS - Hex Hall T.1

Le Livre de Poche - 5€90 - 288 p. - 2014

Présentation de l'éditeur : "Sophie Mercer ne sait pas user de ses pouvoirs de sorcière avec discernement. C’est pour cette raison que son père, lui-même magicien, décide de l’envoyer faire ses études dans un lycée pour « élèves hors normes », en Géorgie. Et, quand on est expédiée à Hex Hall pour usage inapproprié de la magie, que l’on y côtoie vampires, spectres et loups-garous, qu'on doit empêcher une vampire aux cheveux roses de prendre feu, lutter contre trois ravissantes sorcières aussi dangereuses que des top models en manque de magazines, et résister à un séduisant sorcier très très agaçant, on n'a aucun besoin qu'une élève soit retrouvée vidée de son sang. C'est pourtant ce qui arrive à Sophie. Et Sophie, il ne faut surtout pas l’énerver..."

Ma critique : Un livre que j'avais depuis longtemps dans ma PAL, offert par une copine. J'ai profité d'un voyage en train pour le lire : ayant souvent des difficultés de concentration, un livre ado facile à lire et divertissant ma paraissait adapté. Et ce fut un bon choix.

Ce premier tome est une petite lecture fantastique toute simple. L'héroïne est une sorcière un peu perdue, et j'ai eu un faible pour sa colocataire de chambrée, une vampirette obsédée par le rose et victime de rejet car différente de par sa condition.

L'histoire, elle, est simple : une première année dans une école pour sorcières & co qui maitrisent mal leur pouvoir, des enquêtes pour meurtre ou élève malmené et enfin, des élèves peu sympathiques pas toujours animés de bonnes intentions.

Ce n'est pas LE roman du siècle, mais il a répondu à mes attentes en me divertissant : on passe un bon moment.

Ma note : 14/20

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lundi 6 février 2017

David VANN - Aquarium

Gallmeister- 23 € - 280 p. - 3 octobre 2016

Ma critique : Chaque jour après l'école, Caitlin, douze ans, attend que sa mère rentre du travail et vienne la chercher à l'aquarium de la ville. Elle est fascinée par tous ces poissons aux multiples aspects, multiples particularités et couleurs chatoyantes.
Un jour, elle y rencontre un vieux monsieur, comme elle, en admiration devant les poissons. C'est une nouvelle amitié qui naît, mais qui très vite, ne conviendra pas à la mère de Caitlin.

J'étais tombée sous le charme de l'écriture de David Vann avec Sukkwan Island, très beau roman mais aussi très dur.
Ici, le roman n'est pas aussi noir que Sukkwan Island ou que les précédents romans de l'auteur. Il reste heureusement très prenant par l'écriture. L'intrigue est assez simple, on peut voir venir certaines choses, mais cela ne m'a pas empêché d'adorer ma lecture. Caitlin est tout aussi attachante que le vieux monsieur ; et la mère de Caitlin, bien que plus dure, reste un personnage charismatique important.
Tout n'est cependant pas joyeux, il y a des passages très très dur, la faute à la vie que mènent Caitlin et sa mère, dans leur petit appartement, et une certaine précarité. Mais je pense que David Vann a un réel talent pour transcrire les moments durs, pour nous captiver sans voyeurisme.

En bref, c'est un roman un peu moins fort que d'autres de l'auteur mais dont j'ai tout de même adoré l'histoire, l'ambiance et les personnages principaux


Mots-clefs : Relation familiale, Amitié, Adolescence, Aquarium, Drame


Ma note : 17/20

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dimanche 29 janvier 2017

Grégoire DELACOURT - Danser au bord de l'abîme

JCLattès - 19 euros - 368 p. - Janvier 2017

Ma critique : 
Voici un roman qui m'a séduite par son titre : "Danser au bord de l'abîme", je trouve ça très beau et prometteur. 
La quatrième de couverture m'a aussi plu : "Emma, quarante ans, mariée, trois enfants, heureuse, croise le regard d’un homme dans une brasserie. Aussitôt, elle sait."

Pourtant, ma seule expérience avec Grégoire Delacourt m'a plutôt laissée de marbre. Mais c'était son premier roman. C'était il y a quelques années. Depuis les critiques sont meilleures. Ainsi, je me laisse tentée.

Aux premières pages, l'écriture m'a charmée, plus lyrique, plus recherchée, plus travaillée. Comme je l'avais lu, G. Delacourt se met très bien dans la peau de son personnage, une femme de 40 ans. Pourtant, très vite, cette abondance de métaphores et d'effets de style m'ont lassée.

Mais... un rebondissement m'accroche et me fait dire que ce roman peut être une vraie réussite. Je poursuis. Les premiers personnages sonnent vraies : la réaction des enfants d'Emmanuelle notamment, de sa mère, de son amie. Pour son attitude à elle et ses ressentis, je suis mitigée, tour à tour convaincue, tour à tour pas du tout.

Ensuite, ce qui se passe après le rebondissement dont je ne peux vous parler me parait hors-sujet, comme si l'auteur avait voulu faire deux romans en un. Les nouveaux personnages me rappellent ceux de La liste de mes envies qui ne m'avaient pas attiré de sympathie.

Un second rebondissement surgit mais je ne suis déjà plus subjuguée. Je poursuis car je veux savoir la fin. Quand celle-ci parait, même si certains éléments de la vie familiale sonnent très justes, je me demande pourquoi je suis allée au bout.

En somme, des personnages assez justes, des événements auxquels j'ai peu cru, une écriture qui s'est améliorée, mais encore beaucoup de maladresses.


Mots-clefs : Femme, Coup de foudre, Famille, Remise en question, Changement de vie


Citation : 
"Je crois que l'on trébuche amoureux à cause d'une part de vide en soi."


Ma note : 13/20


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dimanche 15 janvier 2017

Rainbow ROWELL - Carry on



L'histoire :
Simon Snow, jeune orphelin, est l'élu, le mage le plus puissant. Il étudie à Watford, l'école de magie, aux côtés de sa copine Agatha et de sa meilleure amie Pénélope. Helas, une menace engendre des zones mortes, zones où la magie a disparu, c'est le Humdrum. Tout cela bien sur, pimenté par la présence d'un ennemi encore plus proche, Baz, le colocataire de Simon, qui passe son temps à essayer de lui nuire. Mais voilà, à la rentrée, Baz n'est pas là.

Ma critique : 
Ce livre, je l'ai reçu en SP il y a quelque temps déjà. Et tout de suite il m'a fait de l'oeil.
Un sentiment de déjà vu semblable à une histoire célèbre (Harry Potter, ça vous dit quelque chose ? ;) ) mais avec, en plus du renouveau, une promesse d'humour et de références actuelles.
Avec toutes les critiques positives que j'avais déjà entendues sur Rainbow Rowell, j'avais hâte.

La réponse à mes attentes ? Hum, compliquée.
Déjà, j'ai mis très très longtemps à rentrer dans l'histoire, à m'attacher aux personnages et à me faire à ce nouvel univers. J'ai mis 200 pages avant de ne plus lâcher le livre, c'est dire. Pourtant, on entre directement dans le vif du sujet. Peut-être aurai-je eu besoin de rentrer dans l'univers en douceur.

En ce qui concerne les personnages et leur relation entre eux : Si j'ai adoré le fait que l'amitié Pénélope-Simon passe avant sa relation avec Agatha, je n'ai pas trouvé très crédible l'inimitié qui le lie à Baz. L'écriture ne nous la fait pas vraiment ressentir, je n'y ai pas cru.
Simon, dans le genre jeune homme un peu paumé est vraiment pas mal, Pénélope, fille sérieuse, un peu donneuse de leçon, très crédible aussi. Agatha qui veut sa vie tranquille et en a marre de leurs histoires aussi. Mais comme pour le reste, tout ça n'a été vraiment évident pour moi qu'à partir de la p.200 (environ), au départ les personnages m'ont paru bien creux.

L'histoire en elle-même, tout le truc autour du humdrum, est resté assez floue pour moi, et pas très interessante non plus.

Pourtant, c'est vraiment un roman que j'ai beaucoup aimé, un page turner après les 200 premières pages, que j'avais hâte de rejoindre. Tout ça à cause des relations entre les personnages qui évoluent grandement et me font un peu penser à une série télé addictive.

En fait, pour moi, le cocktail a pris sans que je sache vraiment pourquoi. Cela m'a même donné envie de lire "Fan girl" où l'histoire trouve sa genèse :)

(Pardon si ma critique semble un peu décousue, d'un certain côté, elle rend bien compte de la manière dont j'ai vecu le roman, de manière décousue aussi :) )


Ma note : 16/20

lundi 9 janvier 2017

Wendy WALKER - Tout n'est pas perdu

Sonatine - 21 € - 341 p. - Mai 2016

Ma critique : Lors d'une soirée, Jenny Kramer, 15 ans, a été violée. On lui a administré un traitement lui permettant de tout oublier de son viol. Or, Jenny ne se remet pas vraiment et devient la patiente d'Alan Forrester, un psychiatre renommé. 
C'est justement Alan Forrester qui nous raconte l'histoire. Sachant qu'il traite aussi les deux parents de Jenny et un autre patient ayant sreçu le même traitement que Jenny, il est bien placé pour nous conter ce qu'il a pu se passer, avec les éléments recueillis au fur et à mesure de la thérapie de Jenny. 

Je voulais lire un thriller psychologique, je ne voulais pas de sang, pas de description gore. Ce roman raconté par un psychiatre était ce qu'il me fallait, et il a parfaitement répondu à mes attentes. 
On suit l'"enquête", on a des idées, qui sont plus ou moins justes, on découvre d'autres éléments auxquels on ne s'attendait pas, on étudie la psychologie des personnages. J'ai eu plaisir à le lire et je n'ai pas vu venir le dénouement, je n'en demandais pas plus. 
 A votre tour de chercher à comprendre ce qu'il a pu se passer et qui a violé Jenny.. 

 Ma note : 17/20

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