jeudi 21 mars 2013

Ionesco - Rhinoceros

Folio - 7€40 - 246 p. - 1972


Résumé (www.annabac.com) : "Les habitants d'une petite ville, atteints de « rhinocérite », se sont tous transformés en rhinocéros ; seul Bérenger, incarnation symbolique du « résistant », refuse cette situation. En proie au doute, il se demande s'il ne va pas à son tour être gagné par l'inquiétant conformisme de la « rhinocérite ». "

Mon avis : Un classique, ça faisait longtemps. J'ai bien aimé cette pièce bien que je trouve qu'elle traîne un peu en longueur. J'aurai aimé l'étudier, elle a une portée philosophique importante sur le libre-arbitre. Je pense que ce classique reste abordable du fait qu'il soit une pièce de théâtre ce qui permet donc un texte aéré et dynamique. 


Ma note : 14/20

mardi 19 mars 2013

Jennifer RUSH - Amnesia

Albin Michel (Wiz) - 14€90 - 375 p. - Mars 2013

Mon résumé : Quatre garçons vivent dans le sous-sol de la ferme d'Anna : Trav, Cas, Nick et Sam. Pour assister son père, Anna s'occupe et analyse les garçons. Un jour, ils s'échappent et le père d'Anna l'encourage à partir avec eux. 

Mon avis : Difficile de raconter cette histoire sans en dire trop ! Mélange de SF et thriller, ce roman jeunes adultes se lit vite, bien.Des personnages intéressants, une lecture agréable et prenante avec quelques surprises ; c'est le but. 


Ma note : 16/20

dimanche 17 mars 2013

Alice FERNEY - Les Autres

Babel - 9€70 - 438 p. - 2008

Ma critique : Pour l’anniversaire de Théo, son frère Niels lui offre un jeun nommé « personnages & caractères ». Lors de la soirée d’anniversaire, pour jouer à ce jeu, ils sont 7 : une amie de Théo, Marina. Un couple d’amis de Niels, Fleur et Claude. La fiancée de Théo Estelle. Et la mère de Théo et Niels, Moussia. Dans la maison se trouve aussi Arthur, le fils de Marina et Nina, la grand-mère de Niels et Théo, mère de Moussia. Pour faire simple, des amis et de la famille de Théo. 
Le jeu est de suite pressenti par les participants comme néfaste : Il consiste en un jeu de question sur la personnalité de chacun. Chaque participant devra répondre à une question et demander à un autre participant d’y répondre aussi. Ce sont des questions sur la perception qu’on a de soi, des autres, et que les autres ont de nous. 
Tout au long de la soirée, des révélations seront faites et les personnages devront faire avec ce nouveau regard qu’on leur apporte sur leur personnalité. 
Le livre a ceci d’intéressant qu’il se découpe en 3 parties : Dans la première, on est dans les pensées de chaque personne présente dans la maison ; dans la deuxième, c’est un dialogue : le déroulement de la soirée en dialogue entre les personnages ; dans la troisième et dernière, un narrateur extérieur et omniscient retrace la soirée. Ainsi, on a trois angles d’approches différents pour une même soirée. 
Ce livre, tout en restant un roman, pose des questions philosophiques en appelant à réfléchir sur le regard des autres, sur la perception qu’on a de soi et au final, sur qui l’on est vraiment, celui que l’on pense être, ou bien celui que les autres perçoivent ?
Ce livre pose des questions que l’on a tous pu se poser. Chaque personnage appartenant à une classe différente –ami, mère, frère, compagne, etc- il est facile de s’assimiler à un personnage, de ressentir la même chose que lui et de se poser les mêmes questions. Alice Ferney semble avoir fourni un excellent travail psychologique afin de construire des personnages très réalistes. 
Bien que semblant épais et long, ce livre se lit tout seul et nous fait réfléchir tout en nous apportant un vrai moment de détente, c’est une lecture agréable et accessible à tous.


Citations : "De la transparence, pas d'effraction, beaucoup de contemplation, de l'attirance, une affinité : la cime amoureuse."


"La violence de la vie en groupe est tout entière résumée là : un individu y disparaît avec sa souffrance, comme par enchantement"
"Il m'arrive d'être agressive sans le vouloir, seulement parce que je ne suis pas d'accord avec une idée."



Ma note : 17/20


dimanche 10 mars 2013

Lian HEARN - La Maison de l'Arbre joueur

Gallimard - 21€90 - 506 p. - Janvier 2013

Présentation de l'éditeur : Japon, 1857. Depuis des siècles, le Japon vit replié sur lui-même. Mais, bientôt, il sera contraint de s'ouvrir aux influences étrangères. Les Occidentaux forcent les portes de l'ancien monde. La révolution couve. L'époque des samouraïs est désormais révolue, le pays est à l'aube d'une ère nouvelle.
La maison de l'Arbre joueur, dans le domaine du Chôshû, où habitent Tsuru et sa famille, n'est pas épargnée par le vent du changement. La jeune femme rêve de s'affranchir du poids des traditions ancestrales et de suivre les traces de son père en devenant médecin. Elle se trouve alors entraînée dans un monde de subversions, d'intrigues politiques et d'amours interdites. Autour d'elle agissent des hommes puissants et passionnés. Leur slogan est Sonnôjôi : «Vénérez l'Empereur, expulsez les étrangers». Leur méthode est la violence. 

Ma critique : Lian Hearn tisse avec ce nouveau roman une fresque historique du Japon de la fin du XIXème siècle, à l’heure où l’époque des samouraïs rencontre la culture occidentale. 
L’auteur nous plonge dans l’histoire japonaise à travers le regard d’un personnage féminin charismatique, la jeune Tsuru-san, qui, tout en se soumettant à sa condition de femme, rêve d’autre chose. En effet, elle souhaite devenir médecin et n’aspire pas à être épouse et mère, pas en premier lieu. De plus, son rêve semble à portée de main : fille de médecin, son frère étudiant au loin, elle assiste son père dans chacun de ses interventions et en sait bientôt autant que lui sur la science du corps et de la santé. 
Le titre de l’ouvrage fait référence à la maison familiale de Tsuru où commence le récit et où l’on revient de temps à autre au fil de la progression de l’histoire. 
L’auteur sait captiver son public avec la narration de cette héroïne femme hors du commun et sait nous montrer une partie de l’histoire du japon sans nous ennuyer, que l’on ait ou non une affinité quelconque avec ce pays : le romanesque et l’historique se mêlent parfaitement. De plus, elle a su rendre son récit dynamique en l’entrecoupant entrecoupé de passages où l’on voit à travers le regard d’un narrateur externe la vie d’autres personnages croisés dans le roman : pendant quelques pages, on voit comment les autres vivent et gèrent les changements en cours au Japon. 
La seule chose un peu gênante pour la lecture, ce sont tous ces noms japonais : il est parfois difficile pour un occidental de ne pas confondre les personnages, mais vu que cela n’enlève en rien la compréhension du texte, on s’habitue. 
Au final, un récit fluide, captivant et instructifs avec peu de longueurs.

Ma note : 18/20

lundi 4 mars 2013

Emmanuelle PIREYRE - Féerie générale

L'Oliver - 19 € - 247 p. - Août 2012


Ma critique : Ce livre décrypte de manière décalée la société actuelle. Plusieurs histoires aux personnages divers et variés, connus et inconnus se croisent. 
Je ne dirai pas que j’ai aimé, et pourtant je n’ai pas non plus envie de dire que je n’ai pas aimé. 
Je pense que ce livre est original, qu’il faut lui laisser sa chance, mais le garder en 2ème lecture/lecture d'appoint… 


Ma note : 14/20