dimanche 15 janvier 2017

Rainbow ROWELL - Carry on



L'histoire :
Simon Snow, jeune orphelin, est l'élu, le mage le plus puissant. Il étudie à Watford, l'école de magie, aux côtés de sa copine Agatha et de sa meilleure amie Pénélope. Helas, une menace engendre des zones mortes, zones où la magie a disparu, c'est le Humdrum. Tout cela bien sur, pimenté par la présence d'un ennemi encore plus proche, Baz, le colocataire de Simon, qui passe son temps à essayer de lui nuire. Mais voilà, à la rentrée, Baz n'est pas là.

Ma critique : 
Ce livre, je l'ai reçu en SP il y a quelque temps déjà. Et tout de suite il m'a fait de l'oeil.
Un sentiment de déjà vu semblable à une histoire célèbre (Harry Potter, ça vous dit quelque chose ? ;) ) mais avec, en plus du renouveau, une promesse d'humour et de références actuelles.
Avec toutes les critiques positives que j'avais déjà entendues sur Rainbow Rowell, j'avais hâte.

La réponse à mes attentes ? Hum, compliquée.
Déjà, j'ai mis très très longtemps à rentrer dans l'histoire, à m'attacher aux personnages et à me faire à ce nouvel univers. J'ai mis 200 pages avant de ne plus lâcher le livre, c'est dire. Pourtant, on entre directement dans le vif du sujet. Peut-être aurai-je eu besoin de rentrer dans l'univers en douceur.

En ce qui concerne les personnages et leur relation entre eux : Si j'ai adoré le fait que l'amitié Pénélope-Simon passe avant sa relation avec Agatha, je n'ai pas trouvé très crédible l'inimitié qui le lie à Baz. L'écriture ne nous la fait pas vraiment ressentir, je n'y ai pas cru.
Simon, dans le genre jeune homme un peu paumé est vraiment pas mal, Pénélope, fille sérieuse, un peu donneuse de leçon, très crédible aussi. Agatha qui veut sa vie tranquille et en a marre de leurs histoires aussi. Mais comme pour le reste, tout ça n'a été vraiment évident pour moi qu'à partir de la p.200 (environ), au départ les personnages m'ont paru bien creux.

L'histoire en elle-même, tout le truc autour du humdrum, est resté assez floue pour moi, et pas très interessante non plus.

Pourtant, c'est vraiment un roman que j'ai beaucoup aimé, un page turner après les 200 premières pages, que j'avais hâte de rejoindre. Tout ça à cause des relations entre les personnages qui évoluent grandement et me font un peu penser à une série télé addictive.

En fait, pour moi, le cocktail a pris sans que je sache vraiment pourquoi. Cela m'a même donné envie de lire "Fan girl" où l'histoire trouve sa genèse :)

(Pardon si ma critique semble un peu décousue, d'un certain côté, elle rend bien compte de la manière dont j'ai vecu le roman, de manière décousue aussi :) )


Ma note : 16/20

lundi 9 janvier 2017

Wendy WALKER - Tout n'est pas perdu

Sonatine - 21 € - 341 p. - Mai 2016

Ma critique : Lors d'une soirée, Jenny Kramer, 15 ans, a été violée. On lui a administré un traitement lui permettant de tout oublier de son viol. Or, Jenny ne se remet pas vraiment et devient la patiente d'Alan Forrester, un psychiatre renommé. 
C'est justement Alan Forrester qui nous raconte l'histoire. Sachant qu'il traite aussi les deux parents de Jenny et un autre patient ayant sreçu le même traitement que Jenny, il est bien placé pour nous conter ce qu'il a pu se passer, avec les éléments recueillis au fur et à mesure de la thérapie de Jenny. 

Je voulais lire un thriller psychologique, je ne voulais pas de sang, pas de description gore. Ce roman raconté par un psychiatre était ce qu'il me fallait, et il a parfaitement répondu à mes attentes. 
On suit l'"enquête", on a des idées, qui sont plus ou moins justes, on découvre d'autres éléments auxquels on ne s'attendait pas, on étudie la psychologie des personnages. J'ai eu plaisir à le lire et je n'ai pas vu venir le dénouement, je n'en demandais pas plus. 
 A votre tour de chercher à comprendre ce qu'il a pu se passer et qui a violé Jenny.. 

 Ma note : 17/20

lundi 12 décembre 2016

Richard ADAMS - Watership Down

Monsieur Toussaint Louverture - 21€90 - 540 p. - Septembre 2016

Ma critique : Dès qu'on m'a parlé de ce roman, j'ai été intriguée et intéressée, J'ai patiemment attendu de l'avoir entre les mains et très vite j'ai compris que c'était un roman marquant, de ceux que l'on oublie pas. 
 Watership Down, c'est une épopée, un récit de voyage, une aventure. On s'inquiète, on espère, on vit avec les personnages. 

Mais quelle en est l'histoire ? Un lapin, Fyveer, a un jour un mauvais pressentiment : il sait qu'un grand danger va advenir et prévient les lapins de sa garenne qu'il faut fuir, Mais voilà, il n'est pas pris au sérieux. Seuls quelques un de ses camarades l'écouteront. Ainsi, un petit groupe de lapins, très vite menés par le valeureux Hazel, s'en ira à la recherche d'un lieu idéal pour s'installer et vivre en sécurité. 
Leur chemin va être semé d’embûches puisqu'ils seront confrontés aux dangers du monde moderne, aux autres clans de lapins qui ne seront pas toujours amis, aux autres animaux plus souvent ennemis qu'alliés et au manque de hases pour prospérer. 

Tout cela narré d'une manière qui nous immerge totalement : on apprend la culture des lapins qui ont leur langage mais pratique la langue commune avec les autres animaux, on découvre leurs légendes qui leur donnent espoir et les font frémir, construites autour de personnage shravil-sha... 
Le monde des lapins m'est apparu sous un jour nouveau : une garenne a son organisation propre, les lapins ont leur caractères bien qu'ils ne soient pas humanisés ici, Les lapins sauvages ne se comportent pas du tout de la même manière que les lapins domestiques. 

L'histoire est portée par des personnages charismatiques, juste et attachants : Hazel est courageux et sait mené ses troupes dans la paix, Fyver est un peu trouillard mais perçoit les choses avant qu'elles adviennent, ou encore Bigwig, très bon guerrier au caractère fort.

Refermer ce livre m'a laissé un grand vide. C'est un véritable coup de coeur, de ces livres qu'il FAUT avoir lu. Alors n'hésitez plus, lisez-le, offrez-le, faites vous plaisir :) 

Ma note : 20/20

lundi 5 décembre 2016

Elisa SHUA DUSAPIN - Hiver à Sokcho

Editions Zoé - 15€50 - 144p. - Août 2016

Ma critique : Hiver à Sokcho est un premier roman sorti en cette rentrée littéraire 2016. Il raconte la rencontre entre deux personnages a priori pas destinés à se rencontrer : un dessinateur français de BD, Yann Kerrand et une jeune franco-coréenne, la narratrice, qui travaille dans une auberge. A la recherche d'inspiration, le dessinateur vient visiter la Corée du Sud et séjourne dans l'auberge où travaille la narratrice.

Si vous me suivez depuis quelque temps, vous savez que les romans qui me plaisent et me marquent le plus sont des « romans à ambiance », C'est le cas ici, On y découvre la ville portuaire de Sokcho dans le froid hivernal, Tout dans l'écriture et les descriptions nous relate l'atmosphère et l'ambiance de ce lieu. 

A Sokcho, dans ce froid, la relation entre les deux personnages se tisse tant bien que mal, en un pas de deux dont on ignore la chorégraphie. Si elle est fascinée par le dessinateur, intriguée, lui, semble presque l'ignorer. 

Deux cultures différentes qui se tournent autour mais ne se comprennent pas toujours. 
La rencontre entre deux personnages forts et attachants malgré la distance qui les sépare et nous lie à eux.

Et puisque cela ne gâche rien, l'auteure est très gentille et souriante ;)

Ma note : 18/20

dimanche 6 novembre 2016

J.K. ROWLING & J. TIFFANY & J. THORNE - Harry Potter et l'enfant maudit

Gallimard Jeunesse - 21 € - 341 p. - 14 octobre 2016

Ma critique :

Un résumé de l'histoire ? Vraiment ? Non, je ne vais pas faire ça. Il vous faut juste savoir que cela se passe 19 ans après la fin du septième tome de la saga Harry Potter et que les personnages principaux sont le fils de Harry, Albus, et celui de Drago, Scorpius.

Si j'avais pensé un jour faire un article sur un nouveau Harry Potter... 

Du coup, qu'en est-il ?
Je pense que je suis déçue, et en même temps, je m'attendais à l'être.

Déjà, la saga a fini avec le septième tome. Pas comme je l'aurais voulu, mais c'est une fin quand-même. Ensuite, cela n'a pas été écrit principalement par J.K. Rowling, elle a juste participé. Enfin, même si le théâtre et un genre que j'adore lire, pour Harry Potter, ce n'est pas assez. La forme théâtrale de permet pas d'entrer pleinement dans l'univers, elle nuit à la mise en place de détails qui rendaient les histoires précédentes si riches.

On ne dirait pas, mais j'ai quand-même vraiment apprécié de retrouver l'univers et les personnages. Les premières pages m'ont happée, m'ont donnée beaucoup d'émotions, comme des retrouvailles avec de vieux amis. La rencontre avec Albus et Scorpius a aussi vraiment était un chouette moment pour moi. Ce sont des personnages auxquels j'ai vraiment pu m'attacher tout au long de l'histoire.

L'histoire, justement, parlons en sans en parler. En fait, je pense pouvoir dire qu'elle ne m'a pas plu. Elle est tellement capillotractée. A la fois, ils se passent énormément de retournements de situations, à la fois, ils sont très abracadabrants et inintéressants. Tout est très fouillis, très machinafric.

Une dernière faiblesse et je m'arrêterai : je n'ai pas reconnu le personnage de Ron. C'est comme si Ron était devenu Arthur, en version amoindri. Et c'est très dommage car Ron est un personnage que j'aime beaucoup. Ginny est assez fade aussi. Pour ce qui est de Harry et Hermione, je les trouve assez fidèle.

Un sentiment mitigé pour l'ensemble donc. J'aurai vraiment espéré mieux mais je savais que c'était inespéré, justement.

Ma note : 12/20